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vendredi 23 décembre 2011

La vie avec les NIP


J'ai un blanc! Debout devant le photocopieur, je ne me souviens plus de mon code. Pourtant, je l'utilise depuis deux ans. D'accord, c'est un code qui m' a été imposé, mais depuis le temps, il est devenu automatique. Pas aujourd'hui.
Dans ces circonstances, panique. Encore ! 
Tout de suite, je me vois au bord de la démence. Diagnostic sans appel. 

Histoire de me rassurer et de me déculpabiliser, j'ai fait l'inventaire des
Numéros d'Identification Personnels (NIP): codes, mots de passe, nom de l'utilisateur, et quoi encore, qui peuplent mon quotidien, parfois choisis, parfois imposés.


D'autant que les mots de passe ont évolué depuis dix ou quinze ans, autrefois (dans le bon vieux temps) on n'exigeait pas un minimum de 8 caractères, encore moins l'obligation d'avoir des majuscules ET des minuscules ET des nombres ET des lettres. La galère !

Plus le NIP est ancien, mieux il est mémorisé. C'est le cas de celui pour la billetterie automatique. Le premier NIP de ma vie. J'ai un faible pour lui. 
Il est bien ancré dans mon cerveau... enfin, je l'espère.
Pour le e-banking, il convient de compliquer un peu plus la vie aux éventuels fraudeurs. La mienne aussi par conséquent. Plusieurs banques, plusieurs noms d'utilisateur, numéros de contrat et mots de passe. 
J'enseigne dans trois écoles, donc trois photocopieurs, donc trois codes à mémoriser. Trois codes différents, il va sans dire. Et qui m'ont été imposés, ce qui ne facilite pas la vie, vous en conviendrez.
Parlant des écoles, il y a aussi les plateformes d'enseignement. Plusieurs écoles, plusieurs plateformes, plusieurs noms d'utilisateur, plusieurs mots de passe.... et des plus compliqués, qu'on ne peut pas modifier, il va sans dire.
Un nom d'utilisateur et un mot de passe pour chaque réseau social... parfois le même, parfois pas. 
Un code pour le téléphone mobile et la tablette.
Un nom d'utilisateur et un mot de passe pour acheter les billets de train à l'aide dudit téléphone mobile.
Un nom d'utilisateur et un mot de passe pour pour l'achat de musique en ligne, pour l'achat de livres en ligne, pour passer la commande d'épicerie, pour les wi-fi de l'école, des périphériques, de la ville, de la maison.
Bien sûr, les sites où l'on est abonnés: Le Temps, Swisscom, Sunrise,  Ecoute.de, Flickr, Pogoplug, les forums, Read it later, Evernote et j'en passe, et j'en passe.

Ah oui, j'ai aussi un mot de passe pour ouvrir le document renfermant tous mes codes, mots de passe et noms d'utilisateur.

Posted by Picasa

samedi 22 octobre 2011

Giulia, mascotte électorale ?

(selon le texte de Markus Felber – Kalenderblätter )

Giulia, ainsi se nomme le nouveau-né du président français. Un très joli nom, italien cependant. Et cela intrigue. La loi sur la langue française stipule que, dans tous les stades de la distribution et de l’utilisation d’un produit ou de biens et services, l’emploi de la langue française est obligatoire. Que cela s’applique également à la dénomination des enfants est en effet discutable. Pourtant, la petite Giulia a sans aucun doute été conçue dans le but de la réélection du président Sarkozy lors de la prochaine campagne électorale. Il en va donc de la distribution de services. Conséquemment, la petite mascotte de la campagne électorale, conformément à la loi, devrait porter un nom français de Julie. Si Sarkozy la fait baptiser du nom italien Giulia, il enfreint la loi. Mais à sa décharge, on pourrait en conclure que c’est une loi creuse, dont il faudrait faire fi.

samedi 17 septembre 2011

Le parking à caddie

Ce doit être une particularité rurale.
Avant ou après les courses, les clients vont boire un café et manger une petite gâterie au restaurant du centre commercial. Jusque-là, rien de particulier. Mais ce qui l'est, c'est de laisser son chariot souvent rempli de provisions déjà payées à l'entrée du restaurant, sans le moindre signe d'inquiétude.
Ce "parking à caddie" s'étend de semaine en semaine, apparemment sans incidents à déclarer.
Particularité rurale, particularité suisse, particularité rurale suisse ?
Qui a dit que le monde n'était plus sûr ?

dimanche 19 juin 2011

Le papier, c'est lourd.

Les voyages forment la jeunesse, mais ça donne au visage un p'tit air de vieillesse (chantait Claude Gauthier). Quoi qu'il en soit, le contenu des bagages a considérablement changé avec le temps. C'est ce que je réalisais ce matin, en bouclant ma valise pour Venise (dit-elle, en repoussant négligemment du revers de la main ses longs cheveux blonds).

Plus de rouleaux de films, plus de guide de voyage format papier, plus de dictionnaire papier, ni de plan de ville, ni même de livres. Tout ça tient dans le téléphone et la tablette. Voilà qui allège une valise. Mais en échange, un chargeur pour l'appareil-photo, un autre pour le téléphone, sans oublier celui pour la tablette. Une pile de recharge pour l'appareil-photo et une autre pour le téléphone (les utilisateurs de iPhone peuvent-ils faire ça?).

On veut prendre le courrier, continuer à Twitter, chercher les restaurants sur google, consulter l'horaire des vaporetti et quoi encore? Ah oui, écouter de la musique ou des podcasts sur le lecteur mp3. Ça prend du «jus» tout ça!

Je me retrouve donc avec un sac bourré de câbles pour lesquels il faudra trouver des prises déjà dans le train (le lampion est déjà allumé pour qu'il y en ait) et suffisamment dans la chambre d'hôtel, pour deux personnes avec chacune sa flopée d'appareils énergivores. Ce n'est pas gagné d'avance.

jeudi 16 juin 2011

Régionalismes, mes amours

Janvier 1998, j'arrive en Suisse. À Lausanne plus précisément. Non, non, pas Montréal-Lausanne, La Paz-Lausanne. Ça ajoute au charme, non ? Je dirais même que ça ajoute au dépaysement.
Je pense que mon "pas encore mari" n'a pas voulu que le choc soit trop brutal, il m'a donc fait transiter quelques mois par la Suisse romande avant de m'implanter en Suisse centrale. Je dois avouer que le calcul n'était pas mauvais...

Quelques courses pour prendre le pouls de cette nouvelle ville qui me semble si attirante.
À la caisse, on m'annonce un 17 francs septante-cinq. Oups, un quart de seconde de réflexion et le calcul est vite fait. C'est beaucoup plus logique qu'un soixante-dix. J'adopte !
Puis, on me demande gentiment si je veux un petit cornet. Re-oups, cette fois quelques secondes de réflexion ne suffisent pas. Peut-être y a-t-il une promotion de petits cornets au sucre d'érable ? Non, ça ne doit pas être ça. En tout cas, je n'ai pas le temps de réfléchir trop longtemps à la question, les clients attendent. Je décline donc tout aussi gentiment son offre, mais comme j'ai les mains pleines, n'aurait-elle pas un petit sac pour moi ?
Le regard que ça m'a valu ! Je ne sais pas si c'était de la compassion, de la moquerie, de l'ironie, ou franchement du découragement envers mon ignorance, chose certaine, ce jour-là, j'ai appris qu'un cornet en Suisse romande n'a pas la même signification qu'un cornet en québécois.

dimanche 12 juin 2011

Différences culturelles, vous dites?



Hier un automobiliste a failli renverser un piéton sur un passage.

Zoom arrière sur mon arrivée en Suisse.

Je serais curieuse de connaître l'ange qui a protégé tous ces piétons de ma conduite automobile involontairement inconsciente. Ce n'était pas par mauvaise foi, je ne les voyais même pas! Au Québec, la priorité aux piétons n'est qu'une simple expression. La traversée des rues tient plutôt d'une valse parfaitement synchronisée entre les piétons et les voitures, de préférence entre deux feux rouges. Existe-t-il même des passages zébrés? Je n'en suis plus sûre.

À quelques reprises, j'ai vu mon mari, côté passager, freiner dans le tapis. J'ai moi-même freiné en catastrophe pour en éviter un ou deux.

Mais ma leçon est maintenant bien apprise.

À tel point qu'avant de traverser, je m'assure que la voiture s'immobilisera, au cas où ce serait un Québécois fraîchement débarqué au volant.